L’Algérie convoque l’ambassadeur de France pour protester contre le traitement discriminatoire de ses citoyens
Le ministère des Affaires étrangères algérien a convoqué, ce mardi, l’ambassadeur de France à Alger pour lui exprimer une protestation ferme contre les comportements provocateurs et discriminatoires subis par des citoyens algériens dans les aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et Orly à Paris.
Le ministère a indiqué suivre avec une profonde inquiétude des témoignages concordants concernant les mauvais traitements infligés aux voyageurs algériens par la police aux frontières française, qualifiant ces pratiques d’« absolument inacceptables ».
Le représentant français a été informé du refus catégorique de l’Algérie de toute atteinte à la dignité de ses citoyens ou de toute tentative de pression ou de provocation à leur égard.
Le ministère a également demandé la mise en œuvre de mesures urgentes pour mettre un terme à ces comportements humiliants.
Des pratiques discriminatoires récurrentes
Les voyageurs algériens sont régulièrement confrontés à des traitements inappropriés dans certains aéroports français, incluant de longues files d’attente et des contrôles excessifs.
Ces comportements discriminatoires s’inscrivent dans une série de provocations entreprises par Paris, visant à ternir l’image de l’Algérie et à exacerber les tensions entre les deux pays.
Incident à l’aéroport Charles de Gaulle
Un incident survenu il y a deux jours à l’aéroport Charles de Gaulle a suscité de nombreuses interrogations sur le traitement réservé aux voyageurs algériens en France.
Lors du vol AH 1230 en provenance d’Algérie, les passagers ont été soumis à des conditions de contrôle inconfortables.
Parmi eux se trouvait le réalisateur algérien Bachir Draïs, qui a vivement critiqué le traitement infligé aux Algériens, qualifiant la situation d’« humiliante ».
Il a déclaré : « Tout se passait bien, puis soudain, la police a fermé la plupart des guichets, ne laissant qu’un seul ouvert pour les passagers algériens. Un seul guichet. »
Draïs a ajouté que les détenteurs de visas algériens étaient inquiets à l’idée de se voir refuser l’entrée, ce qui les a plongés dans une confusion totale.
Il a poursuivi : « Cette situation a conduit à un chaos général, où de nombreuses personnes ont commencé à exprimer leur colère. »
Et de conclure : « Les procédures prenaient plus de temps que le vol lui-même. Il n’y avait aucun respect, laissant les personnes âgées, les malades et les handicapés dans une situation précaire. »