L’Algérie consolide son influence énergétique dans 14 pays africains
L’Algérie a renforcé sa présence énergétique dans les pays africains, avec le déploiement de « Sonelgaz » et de « Sonelgaz Internationale » dans 14 pays du continent noir.
Cette présence concrétise la politique de l’Algérie, qui réaffirme la priorité accordée au soutien du développement en Afrique plutôt qu’aux interventions militaires, considérant cela comme le moyen idéal pour résoudre les crises du continent.
Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a révélé que le président Abdelmadjid Tebboune a donné des instructions pour pénétrer les marchés africains. Dans des déclarations à la chaîne Algérie Internationale, Mourad Adjal a indiqué que la compagnie Sonelgaz et sa filiale Sonelgaz Internationale ont fait une entrée de force sur le marché africain, coïncidant avec plusieurs demandes provenant de différents pays.
Le porte-parole a souligné le potentiel de Sonelgaz Internationale, qui englobe la réalisation de centrales de production d’électricité, la réhabilitation des réseaux électriques, la vente d’équipements, entre autres. Le ministre a également annoncé des partenariats à venir avec plusieurs pays africains, notamment dans le domaine de la formation, soulignant que l’Algérie regorge de compétences et d’écoles spécialisées en la matière.
M. Adjal a rappelé la présence de l’Algérie dans 14 pays africains, ce qui prouve, selon ses dires, que l’université algérienne et le groupe Sonelgaz ont atteint un niveau leur permettant d’exporter leurs compétences vers l’Afrique.
L’Algérie fait don de deux centrales au Niger et au Tchad
L’Algérie accorde une importance majeure à la dimension de la solidarité africaine, continuant ainsi d’octroyer des dons et des aides aux pays voisins dans le cadre du soutien à la coopération et à la solidarité régionale.
Au cours de la semaine dernière, le Premier ministre Saïfi Gharib a inauguré la centrale électrique de la solidarité algéro-nigérienne dans la région de Gorou Banda, à Niamey, la capitale. La capacité de cette centrale, réalisée sous forme de don par l’Algérie, s’élève à 40 mégawatts, et s’inscrit dans le cadre du soutien aux efforts du Niger visant à renforcer ses capacités de production d’énergie électrique et à améliorer les services d’approvisionnement en électricité.
Hier, lundi, le Premier ministre a présidé la cérémonie de pose de la première pierre de la centrale électrique de la solidarité algéro-tchadienne dans la zone industrielle de Farcha, à Ndjamena, la capitale.
Un nouveau cordon ombilical énergétique
En plus des dons énergétiques et des projets de coopération conjointe avec plusieurs pays du continent, l’Algérie a lancé un projet énergétique stratégique transcontinental. Ce dernier devrait contribuer à l’exportation du gaz nigérian via le Niger, en passant par le territoire algérien, vers le continent européen.
Les travaux de réalisation du tronçon algérien du projet de Gazoduc Transsaharien (TSGP) ont débuté le 6 juin courant à Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, après que l’Algérie, le Niger et le Nigeria ont validé le rapport final de l’étude de faisabilité du projet lors des travaux de la 5ème réunion ministérielle du comité de coordination.
Ce gazoduc transcontinental renforce ainsi la position du continent africain dans l’équation énergétique mondiale.
Il convient de noter que l’Algérie n’est pas un nouvel acteur sur le marché de l’ingénierie des gazoducs géants ; elle a déjà conçu et participé à l’exploitation des premières artères énergétiques reliant l’Afrique à l’Europe via la mer Méditerranée.