L’Algérie approuve un investissement de 5,4 milliards de dollars dans les hydrocarbures
L’Algérie continue de renforcer son attractivité pour les investissements étrangers dans le secteur des hydrocarbures, dans le cadre de ses efforts pour augmenter la production et développer ses réserves de pétrole et de gaz.
Dans ce contexte, les autorités ont approuvé un projet d’investissement majeur reflétant l’orientation du pays vers l’expansion des partenariats énergétiques.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a signé un décret présidentiel approuvant un contrat d’hydrocarbures d’une valeur de 5,4 milliards de dollars, portant sur la zone dénommée « Illizi Sud ».
Selon le dernier numéro du Journal officiel n°20, le décret présidentiel n°26-113 daté du 8 mars 2026 s’appuie sur les dispositions de la Constitution, en particulier les articles 91-7 et 141.
Concernant le contenu de la décision, l’article premier du décret approuve le contrat d’hydrocarbures conclu en Algérie le 13 octobre 2025 entre la Société nationale Sonatrach et la société Medad Energy North Africa BV.
Ce contrat fait suite à la décision d’attribution n°2025/8 du 11 octobre 2025, accordée par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures aux deux entreprises, leur permettant d’exercer des activités de recherche et d’exploitation dans la zone « Illizi Sud ».
Le projet représente un investissement énergétique colossal, d’un montant total estimé à 5,4 milliards de dollars, financé par la société Medad Energy, dont 288 millions de dollars sont destinés à la phase de recherche et de prospection.
Le contrat a été signé par le PDG du groupe Sonatrach, Rachid Hachichi, et son homologue chez Medad Energy, Abdelilah Ben Mohamed Ben Abdellah Al-Aiban.
Le contrat, conclu dans le cadre de la loi sur les hydrocarbures n°19-13, est d’une durée de 30 ans, renouvelable pour dix années supplémentaires, avec une période de prospection de sept ans.
La production totale attendue durant la durée du contrat devrait atteindre environ 993 millions de barils équivalent pétrole, soulignant l’importance du projet pour renforcer les capacités de production du secteur.
La production prévue inclut environ 125 milliards de mètres cubes de gaz destinés à la commercialisation, ainsi que 204 millions de barils d’hydrocarbures liquides.
Ce volume comprend 103 millions de barils de gaz de pétrole liquéfié et 101 millions de barils de condensats, faisant de ce projet l’un des investissements énergétiques les plus importants dans le sud de l’Algérie ces dernières années.