L’aéroport de Koweït frappé par l’Iran : un mort et des dizaines de blessés
Une violente attaque militaire iranienne, menée à l’aide de missiles balistiques et de drones, a ciblé mercredi l’aéroport international de Koweït, faisant au moins un mort et 63 blessés à des degrés divers, en plus de causer des dégâts matériels qualifiés de graves aux infrastructures vitales et aux bâtiments diplomatiques.
Cette attaque a coïncidé avec l’annonce par le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) de frappes de « dissuasion » contre des cibles iraniennes, ainsi qu’avec la confirmation par le Corps des Gardiens de la révolution islamique du bombardement des bases de la Cinquième flotte dans la région.
Destructions à l’aéroport de Koweït, suspension des vols et interceptions américaines
La Direction générale de l’aviation civile du Koweït a précisé que le terminal des passagers de l’aéroport avait été directement touché, ce qui a nécessité l’activation immédiate du plan d’urgence, la suspension de tous les vols et le déroutement des avions à l’arrivée vers des aéroports alternatifs, par mesure de précaution afin de garantir la sécurité des passagers.
Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a affirmé son rejet catégorique et sa fermeté absolue face à la répétition de telles agressions, tandis que l’armée koweïtienne a promis de prendre les mesures nécessaires, en coordination avec les autorités compétentes, pour préserver la sécurité du pays.
De son côté, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé avoir déjoué une vague d’attaques iraniennes multiples ciblant plusieurs pays de la région, et avoir mené des frappes de précision qui ont détruit une station militaire de contrôle au sol iranienne sur l’île de Qechm.
Le CENTCOM a indiqué que deux missiles tirés vers le Koweït s’étaient désintégrés avant d’atteindre leur cible, tandis que les défenses américaines et bahreïnies ont intercepté trois missiles dirigés vers Bahreïn et abattu trois drones kamikazes qui visaient des marins civils dans les eaux territoriales. Il a également démenti que ses forces au Koweït aient subi des pertes humaines à la suite d’une vague supplémentaire de drones.
En contrepartie, le Corps des Gardiens de la révolution iranienne a annoncé avoir ciblé une base américaine dans la région ainsi que le siège de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn avec des missiles et des drones, en réponse au bombardement de la tour de communication sur l’île de Qechm. Les Gardiens de la révolution ont démenti la version du CENTCOM, accusant l’armée américaine d’avoir ciblé un pétrolier iranien près du détroit d’Ormuz, ce qui a endommagé sa salle des machines. Ils ont également confirmé le bombardement du navire "Panaya", appartenant à « l’ennemi sioniste-américain », en réponse à la violation des règles de transit dans le détroit, avertissant que la déstabilisation de la sécurité régionale coûterait très cher à Washington.
Vague d’indignation unanime dans le monde arabe et le Golfe
Dans des prises de position unies, les ministères des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, de Jordanie, des Émirats arabes unis et du Qatar, ainsi que le Secrétariat général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), ont condamné avec la plus grande fermeté l’agression iranienne brutale ayant visé des installations civiles et vitales, notamment l’aéroport international de Koweït. Les capitales arabes et du Golfe ont qualifié ces attaques iraniennes de violation flagrante de la souveraineté du Koweït et de Bahreïn, de transgression majeure des principes du droit international et de la Charte des Nations Unies, et de menace directe pour la paix et la sécurité régionales et internationales.
Le CCG a souligné que cette agression révèle l’obstination du régime iranien à poursuivre des politiques agressives qui sapent la stabilité, tandis que l’État du Qatar a réaffirmé son rejet total du ciblage des installations civiles et la nécessité d’épargner à la région les conséquences d’une escalade militaire.
Dans le même contexte, un entretien téléphonique a eu lieu entre le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar et le ministre saoudien des Affaires étrangères. Les deux responsables ont examiné les efforts de médiation pakistanaise en cours entre les États-Unis et l’Iran, et ont abordé la coordination diplomatique conjointe visant à soutenir les démarches d’Islamabad pour amorcer une désescalade, renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, et mettre fin au cycle actuel du conflit.