Jean-Marie Le Pen, ennemi historique de l’Algérie, est mort
L’Agence France-Presse annonce le décès de Jean-Marie Le Pen, figure controversée de l’extrême droite française et ennemi juré de l’Algérie, à l’âge de 96 ans.
En revisitant son sombre passé en lien avec l’Algérie, il apparaît que Le Pen fut l’un des fervents partisans des tortures infligées aux résistants algériens. Il servit au sein d’une unité de parachutistes entre 1956 et 1957 en Algérie.
Tout au long de sa vie, Jean-Marie Le Pen n’a jamais exprimé de regrets concernant les exactions commises par le colonialisme français contre le peuple algérien. Pire encore, dans l’une de ses déclarations, il avait affirmé : « Nous avons pratiqué la torture en Algérie parce que c’était nécessaire. »
L’ancien leader de l’extrême droite avait nié, dans des déclarations antérieures, sa participation directe aux séances de torture. Cependant, il avait admis qu’il y aurait probablement participé si on le lui avait demandé.
Avec un cynisme déconcertant, Le Pen avait reconnu les tortures infligées aux Algériens, les justifiant comme étant « les méthodes les moins violentes », en déclarant : « Il y avait des coups, des décharges électriques et la simulation de noyade, mais sans mutilations. »
Il est important de noter que les débats autour de sa participation à ces actes de torture ont duré des décennies. De grands journaux français ont apporté des preuves solides de son implication, malgré ses dénégations répétées.
Parmi ces publications, Le Canard enchaîné avait affirmé que Jean-Marie Le Pen avait participé aux séances de torture durant la guerre d’indépendance algérienne, conformément aux ordres de la hiérarchie militaire de l’époque, selon le journal Al Jazeera.
De son côté, le journal Le Monde avait publié, en 2000 et 2002, une série de témoignages révélant les méthodes de torture auxquelles Le Pen aurait pris part au premier trimestre de 1957 en Algérie.