France 2 au cœur d’une controverse : l’Algérie convoque le chargé d’affaires français
Le ministère algérien des Affaires étrangères a convoqué, ce samedi, le chargé d’affaires de la France en Algérie pour protester contre la diffusion, par la chaîne publique France 2, d’un film présenté à tort et de manière mensongère comme un documentaire.
Dans un communiqué, la diplomatie algérienne a indiqué que ce programme est un tissu de mensonges et de falsifications, contenant de graves atteintes et des provocations injustifiées.
Responsabilité de la chaîne et de l’autorité de tutelle
Le ministère a attiré l’attention du diplomate français sur la gravité de cette attaque manifeste contre l’État algérien et ses institutions, soulignant la responsabilité de la chaîne publique française, ainsi que la complicité de l’autorité publique qui en assure la tutelle.
La même source a précisé que cet acte n’aurait pu se produire sans un soutien officiel ou, à minima, un silence officiel des autorités françaises, ce qui constitue une violation des usages internationaux.
Implication d’un diplomate français
Selon le communiqué, l’implication de l’ambassade de France en Algérie, ainsi que de l’ambassadeur en personne, dans la promotion de cette campagne renforce l’impression qu’elle a bénéficié d’une caution de la part de cercles officiels français.
Le ministère a affirmé que ce comportement représente une nouvelle escalade dans les pratiques hostiles à l’Algérie, orchestrées par des milieux officiels français dans le but de maintenir les relations algéro-françaises dans un état de tension permanente.
Condamnation du programme incriminé
Le gouvernement algérien a condamné avec la plus grande fermeté le programme concerné, en raison des accusations et des atteintes inacceptables qu’il porte à l’encontre de l’État algérien et de ses institutions.
Il a également souligné que l’implication de l’ambassadeur français dans des actes contraires à ses fonctions officielles constitue un comportement inacceptable, en violation des usages et des lois internationales.
Enfin, le chargé d’affaires de la France a été informé que le gouvernement algérien se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire face à la gravité de ces agissements et préserver la souveraineté de l’État.