Évolution décisive dans l’affaire du journaliste français Christophe Gleizes
Les avocats du journaliste français Christophe Gleizes, incarcéré en Algérie depuis plus d’un an, ont annoncé que les procédures judiciaires concernant son dossier sont définitivement closes, après le rejet du pourvoi en cassation introduit par le procureur général. Cela ouvre la voie à une éventuelle grâce présidentielle, selon des informations rapportées par France 24, citant l’Agence France-Presse (AFP).
Selon la même source, le collectif de défense, composé des avocats Amirouche Bakouri et Emmanuel Daoud, a confirmé dans un communiqué publié mercredi que la Cour suprême a rendu, le 25 mai dernier, une décision prenant acte du désistement de Christophe Gleizes de son pourvoi en cassation, tout en rejetant sur le fond le pourvoi formé par le ministère public.
Le journaliste sportif français avait été arrêté en mai 2024 alors qu’il réalisait un reportage journalistique sur le club de la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), avant d’être condamné en juin 2025 à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », une peine confirmée par la cour d’appel en décembre dernier.
Les avocats de Gleizes ont souligné que la clôture de la voie judiciaire lie désormais le sort de leur client aux pouvoirs discrétionnaires du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, exprimant leur espoir de voir une grâce présidentielle accordée dans les plus brefs délais afin de clore cette affaire sur le plan humain.
Les deux avocats ont également appelé les autorités algériennes à prendre une « mesure de grâce présidentielle le plus rapidement possible », estimant que cela mettrait un terme rapide et humanitaire à ce dossier, d’après le communiqué rapporté par l’AFP.
Au début du mois de mai dernier, la famille du journaliste français Christophe Gleizes avait révélé qu’il avait renoncé à son pourvoi en cassation, dans l’espoir d’obtenir une grâce du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Pour rappel, Christophe Gleizes, arrêté le 28 mai 2024 puis placé sous contrôle judiciaire, était visé par plusieurs chefs d’accusation, notamment l’entrée en Algérie avec un visa touristique sans autorisation d’exercer une activité journalistique, l’apologie du terrorisme, et la possession de publications jugées « préjudiciables à l’intérêt national », et ce, dans le cadre de la préparation d’un reportage journalistique sur le club de la Jeunesse Sportive de Kabylie dans la ville de Tizi Ouzou.
Selon ce qu’avaient déclaré les autorités algériennes à l’époque, l’affaire s’appuyait également sur des contacts établis par le journaliste français, au cours des années 2015 et 2017, avec l’un des dirigeants du club de la JSK, lequel, selon les autorités, occupait parallèlement des fonctions au sein du « MAK », un mouvement classé comme organisation terroriste par l’Algérie depuis l’année 2021.