Engie se retire officiellement du champ gazier stratégique de Touat

Engie se retire officiellement du champ gazier stratégique de Touat

Dans un tournant notable du paysage énergétique, l’Algérie a publié un décret présidentiel confirmant le départ de la société française Engie du champ gazier de Touat dans la wilaya d’Adrar, l’un des projets gaziers majeurs du sud du pays.

Le décret, daté du 17 février 2026 et publié au Journal officiel, approuve l’avenant n°5 au contrat liant Sonatrach à la société O&G Algeria Touat B.V., conformément à la législation et à la réglementation en vigueur.

Cet avenant remonte à juillet 2002 et couvre l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures sur la zone de Touat (les blocs 1352 et 353). Il a été signé entre Sonatrach et la société française en novembre 2025 et s’exécute selon la législation applicable.

Le champ de Touat est situé dans la région de Timimoun (wilaya d’Adrar) et fonctionne selon un contrat de partage de production, avec des réserves de gaz naturel restantes estimées à 1,92 trillion de pieds cubes, ainsi que 5,4 millions de barils de condensats.

Le champ a entamé sa phase de production initiale en février 2019, avant d’être livré définitivement début 2020. Le partenariat est géré par Sonatrach (35 %), Eni italienne (42,9 %) et Engie française (22,1 %), cette dernière étant remplacée par la société thaïlandaise PTTEP.

Le champ a rencontré des difficultés de production depuis l’automne 2021, entraînant l’arrêt du gaz en raison de la contamination de l’unité de traitement par du mercure. Eni a ensuite investi dans le nettoyage de l’installation, permettant une reprise progressive de la production à partir du premier trimestre 2024.

Aujourd’hui, le champ de Touat est l’un des plus importants producteurs d’Algérie, avec une capacité quotidienne de 13 millions de mètres cubes, soit une production annuelle supérieure à 4,5 milliards de mètres cubes.

Qui remplace Engie à Touat ?

La part de 22 % détenue par Engie a été vendue à la société thaïlandaise PTTEP, tandis que la part d’Eni a augmenté à 42,9 % et celle de Sonatrach reste à 35 %, avec la vente de tout le gaz produit à la société nationale Sonatrach.

Le départ de la société française s’inscrit dans un contexte de réorganisation des parts et d’investissements en Algérie, coïncidant avec la baisse de la présence des entreprises françaises ces dernières années, en raison des politiques économiques locales, qui ont entraîné des pertes estimées à environ 18 milliards de dollars pour les sociétés françaises.

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