En pleine crise.. Que font 20 entreprises françaises en Algérie ?
Alger, ce mardi 17 juin, accueille les “Journées de l’industrie”, un événement marqué par la participation notable de plus de 150 entreprises algériennes et d’environ 20 entreprises françaises, et ce malgré la crise diplomatique persistante entre l’Algérie et la France.
Cette manifestation, la première du genre dans le domaine industriel pour l’année 2025, est organisée par la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française. Elle se tient au Centre international de conférences (CIC) au Club des Pins, à l’ouest de la capitale.
Les entreprises françaises misent sur le marché algérien
Michel Bisac, président de la Chambre, a déclaré que l’initiative vise à établir des partenariats concrets entre les entreprises industrielles algériennes et françaises, que ce soit dans le cadre d’investissements ou d’échanges d’expertise.
Dans une déclaration au site “Tout sur l’Algérie”, il a ajouté que cette rencontre s’inscrit dans la continuité du succès de précédents événements sectoriels similaires, notamment dans les domaines de la pharmacie et de l’agroalimentaire.
Bisac a précisé que plus de 150 entreprises algériennes, dont près de 40 entreprises publiques, prennent part à cet événement, aux côtés d’une vingtaine d’entreprises françaises venues malgré la conjoncture politique tendue. Il a salué cela comme un “grand succès”, et un signe de l’intérêt durable du secteur privé français pour le marché algérien.
L’économie séparée de la politique ?
Le président de la Chambre a insisté sur la nécessité de dissocier l’économie de la politique, affirmant : « Les entreprises françaises, environ 6000 actives en Algérie, n’ont jamais cessé leurs activités ici, malgré les tensions politiques. »
Il a ajouté que les intérêts économiques communs imposent le maintien des relations commerciales, car “l’Algérie est un pays stratégique qu’on ne peut ignorer”.
Malgré le recul, des perspectives ouvertes
Concernant la baisse des exportations françaises vers l’Algérie au début de l’année, Bisac a précisé que cette chute avait atteint 21 % au premier trimestre, avant de se réduire à 18 % sur les quatre premiers mois de 2025. Il estime que cela “marque un début de stabilisation, avec des signes positifs d’un retour prochain à la dynamique”.
Il a conclu en soulignant que la proximité géographique entre les deux pays et la facilité d’accès à l’Algérie depuis les grandes villes françaises représentent un atout supplémentaire pour attirer davantage d’investisseurs français.
Et d’ajouter : « Les entrepreneurs gardent une approche pragmatique, et il existe une réelle volonté de poursuivre la coopération avec les partenaires algériens. »