Éclipse lunaire : un nouveau spectacle céleste attendu en Algérie

Éclipse lunaire : un nouveau spectacle céleste attendu en Algérie

Le ciel algérien se prépare à accueillir un phénomène astronomique à la fin du mois d’août, avec une éclipse partielle profonde de la Lune prévue dans la nuit du 27 au 28 août 2026, selon le magazine Sky & Telescope. Il s’agira du deuxième rendez-vous astronomique majeur du mois, après l’éclipse solaire.

Une éclipse lunaire se produit lorsque la Lune traverse l’ombre de la Terre, qui bloque une partie de la lumière du Soleil atteignant sa surface.

Lors de l’éclipse attendue à la fin du mois, une grande partie du disque lunaire pénétrera dans l’ombre totale de la Terre, rendant le phénomène particulièrement visible pour les observateurs.

Ce phénomène est plus facile à observer qu’une éclipse solaire. Il pourra être suivi à l’œil nu depuis les régions plongées dans la nuit et bénéficiant d’un ciel dégagé au moment de l’éclipse, sans nécessiter d’équipement astronomique particulier.

Des jumelles ou des télescopes permettront toutefois d’observer plus clairement les détails de la surface lunaire au cours des différentes phases de l’éclipse.

Cet événement intervient après un autre phénomène astronomique qui a suscité l’intérêt des passionnés d’astronomie en Algérie : le pic de l’essaim météoritique des Perséides, dans la nuit du 12 au 13 août.

Le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) avait indiqué que le pic des Perséides coïncidait avec la deuxième moitié de la nuit de mercredi à jeudi et que leur observation pouvait se poursuivre jusqu’à l’aube. Dans les meilleures conditions d’observation, leur fréquence pouvait atteindre environ 100 météores par heure.

Les Perséides se caractérisent par leur vitesse élevée et la luminosité de leurs trajectoires. Leurs particules pénètrent dans l’atmosphère terrestre à une vitesse d’environ 58 kilomètres par seconde avant de se consumer sous l’effet des frottements, apparaissant sous forme de traînées lumineuses dans le ciel.

Cet essaim est associé à la comète Swift-Tuttle, qui laisse derrière elle, lors de son passage autour du Soleil, un nuage de poussières, de débris et de gaz. La Terre traverse périodiquement ces résidus, donnant naissance à l’un des essaims météoritiques annuels les plus connus.

La comète Swift-Tuttle mesure environ 26 kilomètres de diamètre et met près de 133 ans pour effectuer une révolution complète autour du Soleil. Dans les années 1860, l’astronome italien Giovanni Schiaparelli a notamment contribué à établir le lien entre la trajectoire des Perséides et l’orbite de cette comète.

Pour profiter au mieux de ces phénomènes, il est recommandé de privilégier les endroits sombres, éloignés des sources de pollution lumineuse et offrant un champ de vision dégagé. Il est également conseillé de laisser aux yeux au moins 30 minutes pour s’adapter à l’obscurité avant de commencer l’observation.

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