Djamal Bensmaïl : le procès des accusés reprogrammé après trois ans

Djamal Bensmaïl : le procès des accusés reprogrammé après trois ans

La Cour suprême d’Alger a accepté le pourvoi en cassation dans l’affaire de l’assassinat du jeune Djamal Bensmaïl, et a reprogrammé le procès des accusés devant la cour d’assises d’appel de Dar El Beïda, près de trois ans après le précédent procès.

La première audience a été fixée au 1er mars 2026, devant une formation judiciaire composée d’un juge et de deux conseillers, sans la participation de jurés, pour juger 103 accusés des faits qui leur sont reprochés, selon le journal El Nahar.

Ce nouveau procès intervient après l’acceptation du pourvoi en cassation contre les verdicts rendus par la cour d’assises d’appel de Dar El Beïda le 23 octobre 2023, qui avaient condamné 38 accusés à la peine de mort.

Un accusé a été condamné à 10 ans de prison ferme et à une amende, tandis que 14 autres ont écopé de 3 ans de prison ferme et d’une amende. D’autres peines, allant de 5 à 20 ans de prison ferme, ont été prononcées contre plusieurs accusés, et 26 accusés ont été acquittés.

Le parquet avait précédemment réclamé la peine de mort pour 69 accusés, ainsi qu’une peine de 10 ans de prison ferme et une amende pour les autres, avec la confiscation de tous les biens saisis liés au crime.

Les accusés sont poursuivis pour des infractions graves, incluant des actes terroristes et de sabotage visant la sécurité de l’État, l’unité nationale et la stabilité des institutions, ainsi que la participation à un meurtre avec préméditation.

Ils sont également poursuivis pour l’agression de Djamal Bensmaïl, la conspiration en vue de commettre des crimes, des agressions à des fins de sabotage, la création de groupes ou d’organisations pour exercer des actes de sabotage, ainsi que la torture et l’incitation à celle-ci.

Les accusations comprennent également le rassemblement armé, la violence contre les forces de l’ordre, la destruction de biens d’autrui, les discours de haine, et la réception de fonds de l’étranger visant à nuire à la sécurité de l’État et à l’intégrité du territoire.

Détails de l’affaire

Les faits remontent au 9 août 2021, lorsque plus de 70 incendies ont éclaté dans environ 18 wilayas sur trois jours, causant la mort de 90 personnes et faisant des dizaines de blessés. Djamal Benismaïl s’était rendu à Tizi Ouzou pour aider à éteindre les incendies.

Le 11 août, Bensmaïl a été attaqué par des habitants en colère dans la commune de Nath Irathen, après avoir été accusé d’avoir provoqué les incendies, selon des vidéos partagées sur les réseaux sociaux.

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