Des indices annoncent une chute imminente de Bamako… quelles sont les dernières évolutions ?

Des indices annoncent une chute imminente de Bamako… quelles sont les dernières évolutions ?

Le Mali s’est réveillé ce samedi au rythme d’évolutions rapides annonçant une possible chute imminente du régime putschiste d’Assimi Goïta.

Le Front de libération de l’Azawad a lancé des opérations militaires dans la capitale Bamako ainsi que dans plusieurs villes, en parallèle d’attaques similaires menées par des groupes terroristes.

Ces opérations militaires, attribuées à “l’armée azawadienne”, ont touché quatre grandes villes : Gao, Kidal, Sévaré et la capitale Bamako.

Elles auraient conduit à la destruction d’un hélicoptère militaire dans la région de Kidal, à la prise totale du camp d’Abaria à Gao, ainsi qu’à la reprise complète de la région de Kidal, où les drapeaux maliens ont été remplacés par ceux de l’Azawad, selon Radio Azawad Internationale.

Des sources maliennes ont par ailleurs rapporté la mort du chef d’état-major malien, Amar Jara.
De leur côté, les auteurs des opérations militaires ont affirmé avoir arrêté le ministre de la Défense malien, Sadio Camara.

Le porte-parole du Front de libération de l’Azawad, Mohamed El Mouloud Ramadan, a déclaré que les forces azawadiennes contrôlent totalement la ville de Kidal, tout en poursuivant des opérations contre des éléments retranchés dans des bases situées dans l’ancien camp de la MINUSMA et des forces Barkhane.

Il a également confirmé une incursion des forces azawadiennes à Gao, après neutralisation de plusieurs positions situées en périphérie.
L’Azawad a appelé les autorités burkinabè et nigériennes à ne pas intervenir dans les événements sanglants au Mali.

Ces évolutions rapides laissent présager une possible chute du régime putschiste dirigé par Assimi Goïta.
Il convient de rappeler que des alliances terroristes avaient réussi, fin de l’année dernière, à imposer un blocus stratégique sur la capitale malienne.

La situation économique, sécuritaire et sociale s’est fortement détériorée dans le pays voisin, après l’échec des autorités d’Assimi Goïta, malgré leur recours aux mercenaires russes de Wagner, devenue par la suite ce que l’on appelle le “corps africain”, dans la lutte contre les groupes armés actifs sur leur territoire.

L’Algérie avait averti, en janvier 2024, que l’abandon par Bamako de la voie politique au profit de l’option militaire pour résoudre la crise malienne pourrait engendrer une guerre civile, retarder la réconciliation nationale et menacer la paix et la stabilité régionales.

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