De nouveaux chiffres révèlent la production pétrolière de l’Algérie
La production algérienne de pétrole brut a augmenté pour le huitième mois consécutif, enregistrant une hausse de 6 000 barils par jour en décembre 2025 par rapport à novembre, selon le rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
Avec cette performance, la production algérienne a maintenu ses niveaux les plus élevés depuis plus de deux ans et demi, se rapprochant des niveaux enregistrés en mai 2023, qui avaient atteint 973 000 barils par jour, selon l’unité de recherche sur l’énergie.
Moyenne annuelle de production
Au cours de l’année dernière, la production pétrolière moyenne de l’Algérie a atteint 933 000 barils par jour, contre 907 000 barils par jour en 2024, enregistrant ainsi un bond significatif des approvisionnements.
Cette croissance s’inscrit dans le cadre de l’engagement de l’Algérie envers les plans de l’alliance « OPEP+ » visant à réintégrer progressivement les réductions volontaires de production sur les marchés mondiaux, après que les États membres ont achevé la première réduction de production de 2,2 millions de barils par jour en septembre 2025, puis ont commencé à réduire progressivement la deuxième réduction de 1,65 million de barils par jour depuis octobre 2025, tout en suspendant toute augmentation supplémentaire au cours du premier trimestre 2026.
Selon les données officielles, la production algérienne de pétrole brut a atteint 970 000 barils par jour en décembre 2025, contre 964 000 en novembre, se rapprochant très près du plafond alloué au pays dans le cadre du plan de l’alliance, fixé à 971 000 barils par jour, niveau auquel la production devrait se stabiliser jusqu’à fin mars 2026.
Respect de la politique OPEP+
L’Algérie continue de respecter ses engagements dans le cadre de la politique de l’alliance « OPEP+ », visant à réduire la production de deux millions de barils par jour, en vigueur depuis environ trois ans et prévue jusqu’à fin décembre 2026.
Le rapport mensuel a également révélé une baisse de la production des pays de l’OPEP+ à 42,83 millions de barils par jour en décembre, contre 43,06 millions en novembre.
Parallèlement, la production des pays membres de l’OPEP a augmenté à 28,56 millions de barils par jour contre 28,45 millions le mois précédent.
L’augmentation de la production a été alimentée par la hausse de la production en Arabie saoudite, à plus de 10,07 millions de barils par jour, en Irak à 4,11 millions, aux Émirats à 3,38 millions, au Koweït à 2,57 millions, tandis que la production du Nigeria et de la Libye a atteint respectivement 1,5 et 1,31 million de barils par jour.
En revanche, la production russe est tombée à 9,3 millions de barils par jour, celle du Mexique à 1,43 million et celle du Kazakhstan à 1,52 million de barils par jour.
Baisse des prix mondiaux du pétrole
Malgré la hausse de la production, les prix du pétrole arabe ont connu une baisse notable en 2025, avec une moyenne annuelle du panier de l’OPEP de 69,54 dollars le baril, contre 79,89 dollars le baril en 2024, selon les données de l’unité de recherche sur l’énergie.
En décembre 2025, le prix moyen du panier de l’OPEP s’est établi à 61,74 dollars le baril, en baisse de 2,72 dollars par rapport à novembre.
Le prix moyen du Brent a chuté de 11,67 dollars pour atteindre 68,19 dollars le baril, tandis que celui du WTI américain a diminué de 11,03 dollars pour s’établir à 64,73 dollars, dans un contexte de ralentissement de la croissance de la demande mondiale et d’abondance de l’offre.
Le pétrole léger arabe saoudien s’est classé en tête des pétroles arabes les plus chers l’an dernier, à 71,15 dollars le baril, suivi du pétrole koweïtien à 70,34 dollars, du Murban des Émirats à 69,76 dollars, du mélange Saharien algérien à 69,70 dollars, et du Basrah moyen irakien à 69,05 dollars, tandis que le pétrole libyen Es-Sider était le moins cher à 68,48 dollars le baril.