Date de versement des augmentations des pensions de retraite
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, a annoncé la date d’entrée en vigueur des augmentations prévues au profit des retraités, décidées par le président de la République lors d’une réunion du Conseil des ministres.
Lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale consacrée aux questions orales adressées à plusieurs membres du gouvernement, Saihi a précisé que l’augmentation de 10 % destinée aux retraités prendra effet à partir du 1er mai prochain.
Cette déclaration du ministre intervient en réponse à une question orale posée par la députée Khadidja Belkacemi, concernant le dossier de la retraite anticipée après 32 années de travail, sans condition d’âge.
Dans le même contexte, Saihi a souligné que l’Algérie connaît une dynamique économique croissante, qui contribue de manière tangible au soutien du marché du travail et à la lutte contre le chômage.
Il a indiqué que le niveau de croissance économique enregistré dans le pays permet de créer plus de 500 000 postes d’emploi par an, renforçant ainsi la dynamique économique et générant de nouvelles opportunités professionnelles.
Le ministre a également mis en avant les efforts du secteur en matière de digitalisation, considérée comme l’un des moyens les plus efficaces pour offrir des services modernes et performants dans les domaines du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, tout en améliorant la qualité des services publics rendus aux citoyens.
Les efforts d’emploi des bénéficiaires font face à des défis
Malgré l’attention particulière de l’État pour suivre les jeunes, les soutenir par l’allocation chômage et les orienter vers le marché du travail, la réalité révèle un écart important entre les offres et les demandes d’emploi.
Seuls 0,31 % des bénéficiaires de l’allocation chômage ont pu accéder à un emploi, soit seulement 5 905 bénéficiaires sur un total de 1 882 066.
Par ailleurs, les programmes d’orientation des bénéficiaires vers des offres d’emploi correspondant à leurs qualifications n’ont permis d’embaucher que 9,75 % des participants : sur 60 631 bénéficiaires orientés, seulement 5 905 ont été employés.
Le rapport d’évaluation de la Cour des comptes avait précédemment indiqué que cette situation nécessite une révision de l’efficacité des programmes d’orientation et de formation, afin d’assurer l’intégration réelle et durable des jeunes sur le marché du travail, malgré deux années écoulées depuis la création du dispositif et son suivi par l’Agence nationale de l’emploi.