Crise aiguë de réfugiés aux abords des frontières algériennes

Crise aiguë de réfugiés aux abords des frontières algériennes

La situation au Mali s’est aggravée à la suite du blocus du carburant imposé par l’organisation terroriste « Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin » sur la capitale Bamako.

Jusqu’à présent, les autorités putschistes n’ont pas réussi à lever le blocus, malgré leur recours à des négociations officieuses avec les groupes terroristes, selon des sources locales.

Les évolutions graves dans ce pays voisin du sud ont provoqué une hausse sans précédent du nombre de personnes fuyant les persécutions terroristes et un afflux de réfugiés vers les pays limitrophes.

Des rapports internationaux concordants ont révélé qu’environ 300 000 Maliens se sont réfugiés en Mauritanie, fuyant les attaques menées par « Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin » face à l’incapacité de l’armée malienne à protéger les civils.

La Côte d’Ivoire a également enregistré un afflux inédit de personnes fuyant les exactions terroristes, ce qui a poussé le Conseil de sécurité ivoirien à donner des instructions à la hiérarchie militaire pour renforcer la sécurité dans la zone frontalière.

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a confirmé que l’augmentation du nombre de réfugiés est due aux attaques contre les civils par des groupes armés terroristes dans plusieurs régions maliennes.

Le Mali a également enregistré une hausse record des enlèvements de ressortissants étrangers, environ 26 citoyens étrangers ayant été kidnappés durant l’année en cours.

Des observateurs n’excluent pas la possibilité d’un afflux de réfugiés vers les frontières sud de l’Algérie, ce qui placerait le pays face à un important défi sécuritaire.

Et bien que l’accueil des réfugiés comporte une dimension humanitaire, il porte également un aspect sécuritaire, notamment si leur nombre est élevé, ce qui pourrait entraîner l’infiltration d’éléments terroristes, sans compter la charge financière supportée par les pays hôtes.

Le président Tebboune a indiqué, dans un récent entretien journalistique, que les crises et l’insécurité dans les pays du Sahel ne constituent aucune menace pour l’Algérie, précisant qu’elles peuvent représenter une menace pour ceux qui pratiquent la géopolitique.

Il a ajouté : « Et dans les pays du Sahel, il y a toujours eu des terroristes. »

Concernant les menaces terroristes potentielles, le président a insisté sur le fait que « l’Algérie est la plus grande école dans la lutte contre le terrorisme ».

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