Condamnation du journaliste Saâd Bouakba à trois ans de prison avec sursis
Le tribunal de Bir Mourad Raïs a condamné, ce jeudi, le journaliste Saâd Bouakba à trois ans de prison avec sursis, suite à des déclarations jugées offensantes envers la famille du défunt président Ahmed Ben Bella.
La cour a également condamné le directeur de la chaîne électronique « Roya », Abderrahim Harraoui, à une peine d’un an de prison avec sursis, ordonnant en même temps la fermeture définitive de la chaîne et la confiscation de son matériel.
Lors de l’audience, le procureur de la République avait requis une peine de cinq ans de prison ferme et une amende de deux millions de dinars contre Saâd Bouakba, ainsi que deux ans de prison ferme contre le directeur de la chaîne.
De son côté, Mahdia Ben Bella, fille du défunt président, a sollicité un dédommagement symbolique d’un (1) dinar, tout en se déclarant prête à retirer sa plainte si les deux accusés présentaient des excuses publiques pour les propos jugés diffamatoires.
L’affaire avait éclaté le 27 novembre dernier, date à laquelle Saâd Bouakba avait été placé en détention provisoire, suite à une plainte déposée par Mahdia Ben Bella au sujet de déclarations considérées comme offensantes pour la famille de l’ancien président. Ces propos concernaient notamment des allégations relatives à de prétendues « fonds du FLN déposés dans une banque suisse durant la guerre de libération ».
Le parquet a affirmé que les déclarations de Bouakba contenaient des informations mensongères et préjudiciables portant atteinte à la réputation des symboles de l’État et des dirigeants de la Révolution algérienne, ce qui a conduit à des poursuites pour « outrage et diffamation envers les symboles de la Révolution » à travers les médias, ainsi que pour « diffusion de fausses nouvelles », conformément au Code pénal.