Concours d’Algérie Poste : le ministre s’explique
Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a apporté des précisions concernant le dysfonctionnement technique survenu lors du concours de recrutement de la Poste algérienne, à la suite d’une panne ayant affecté la plateforme numérique dédiée à l’examen. Ce problème a entraîné son report ainsi que la révocation de plusieurs hauts responsables.
Dans sa réponse adressée au député Abdelouahab Yagoubi, le ministre a indiqué que l’entreprise Algérie Poste avait lancé un concours national pour le recrutement d’environ 500 agents à travers l’ensemble des wilayas du pays. L’examen devait se dérouler de manière numérique, dans le cadre de l’adoption de critères modernes de recrutement. Cependant, une panne technique est survenue durant la période de passation, empêchant le bon déroulement de l’opération.
Zerrouki a affirmé que des mesures conservatoires ont été prises immédiatement, accompagnées de l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’identifier les causes du dysfonctionnement et de sanctionner les responsables en toute transparence.
Il a précisé que ce type d’incident n’était pas inédit à l’échelle mondiale, rappelant que même des pays avancés avaient connu des défaillances similaires. Il a insisté sur le fait que cela ne devait pas remettre en cause le choix de la numérisation dans les procédures de recrutement.
Le ministre a ajouté que, malgré la possibilité de revenir au mode papier traditionnel, l’entreprise a préféré engager une révision globale de sa méthodologie de travail. Celle-ci inclut des tests de la plateforme dans différents scénarios, l’activation de protocoles d’urgence, et la mise en place de plans alternatifs pour garantir le déroulement du concours dans des conditions techniques optimales dans les prochains jours.
Par ailleurs, Zerrouki a annoncé une augmentation de plus de 50 % du nombre de postes ouverts par rapport au chiffre initialement communiqué, afin d’élargir les opportunités d’emploi et de permettre à un plus grand nombre de candidats d’accéder à un poste.
Ce concours, initialement prévu pour le mois de mai dernier, avait suscité une vague de colère sur les réseaux sociaux à cause de l’interruption de la plateforme numérique, ce qui avait conduit le ministre à prendre des décisions immédiates, notamment la révocation de trois hauts responsables.
Plus de 181 000 candidats devaient passer l’examen de recrutement pour pourvoir 489 postes, incluant des fonctions telles qu’agent de service, facteur ou encore chauffeur. Cependant, la plateforme a enregistré un nombre exceptionnel de connexions simultanées, entraînant sa mise hors service.
Pour rappel, le ministère avait lancé ce concours en janvier 2025, structuré en deux phases : une première, sous forme d’un test numérique programmé pour le 31 mai dans les centres mentionnés sur les convocations ; et une seconde, constituée d’un entretien oral avec une commission de sélection, qui sera organisé ultérieurement pour les candidats ayant réussi l’épreuve numérique, en fonction des résultats et du nombre de postes ouverts dans chaque wilaya.