Christophe Glize en prison en Algérie : entre sport et rares visites

Christophe Glize en prison en Algérie : entre sport et rares visites

L’ancienne ministre française et présidente de l’association Algérie-France, Ségolène Royal, a révélé les détails de sa rencontre avec le journaliste français emprisonné en Algérie, Christophe Glize.

Ségolène Royal a informé les parents de Glize que leur fils se porte bien, qu’il lit beaucoup et qu’il pratique régulièrement du sport.

Royal a tenu un long entretien avec Glize dans le salon, durant 40 minutes, selon les informations publiées par le journal français L’Équipe.

Selon Sylvie Godard, la mère de Christophe Glize, la dernière fois qu’elle a vu son fils remonte au 3 décembre dernier. Glize ne reçoit aucun visiteur, à l’exception de l’archevêque d’Algérie, le cardinal Jean-Paul Vesco, qui le visite dès que possible, et de son avocat algérien.

Les parents de Christophe Glize se rendent en Algérie pour lui rendre visite à l’occasion de son 37ᵉ anniversaire, lundi prochain.

Il est à noter que Glize a été transféré à l’établissement pénitentiaire de Koléa après avoir été détenu à Tizi Ouzou.

Une affaire sensible

Le 28 mai 2024, Glize a été arrêté et placé sous contrôle judiciaire. Il a été accusé d’entrée sur le territoire avec un visa touristique sans autorisation journalistique, de glorification du terrorisme et de possession de publications « portant atteinte à l’intérêt national », après avoir préparé un article sur le club de la JS Kabylie à Tizi Ouzou.

Les autorités algériennes l’ont également accusé d’avoir communiqué, en 2015 et 2017, avec un responsable de la JS Kabylie, qui était aussi un responsable du “Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie” (MAK), classé organisation terroriste par l’Algérie en 2021.

La cour d’appel de Tizi Ouzou a confirmé, début décembre dernier, le jugement de première instance, maintenant ainsi la peine de sept ans de prison.

Lors de l’audience, Glize (36 ans) a demandé pardon à la cour, reconnaissant avoir commis « de nombreuses erreurs professionnelles malgré ses bonnes intentions », et sollicitant la clémence afin de pouvoir « retrouver sa famille ».

Il a également admis qu’il aurait dû demander un visa journalistique plutôt qu’un visa touristique avant de se rendre en Algérie pour son reportage.

Le représentant du ministère public avait requis, lors de la même audience, une peine de dix ans de prison, comme lors du premier procès en juin.

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire pour ne rien manquer ! Recevez les dernières mises à jour, offres exclusives et informations passionnantes directement dans votre boîte de réception. Inscrivez-vous maintenant!

Abonnez-vous