Christophe Gleizes renonce à son recours et espère une grâce présidentielle en Algérie

Christophe Gleizes renonce à son recours et espère une grâce présidentielle en Algérie

La famille du journaliste français Christophe Gliezes, condamné à sept ans de prison en Algérie, a annoncé qu’il renonce à son pourvoi en cassation, dans l’espoir d’obtenir une grâce du président de la République Abdelmadjid Tebboune.

Sa mère, Sylvie Godard, a indiqué que la famille avait décidé que Christophe retirerait son recours en cassation, affirmant qu’il a choisi de remettre entièrement son sort entre les mains du président Tebboune, qualifiant cette décision de geste fort et hautement symbolique.

De son côté, la famille a exprimé l’espoir que le climat d’apaisement actuel entre l’Algérie et la France puisse favoriser sa libération, selon les déclarations de son beau-père, Francis Godard, rapportées par l’Agence France-Presse.

La famille estime également que l’affaire Christophe ne peut être dissociée des tensions ayant marqué les relations entre les deux pays, considérant que les signaux actuels suggèrent l’ouverture d’une nouvelle phase, notamment après la visite du ministre Nunez en Algérie.

La présidente de l’association France-Algérie, Ségolène Royal, avait pour sa part affirmé que le journaliste Christophe Gliezes refuse toute instrumentalisation politique de son cas.

Elle a également révélé, en citant sa famille et ses propres déclarations, qu’il n’a donné aucun accord pour l’utilisation de son nom dans une stratégie politique.

Elle estime que cela lui porte préjudice et va à l’encontre de l’esprit d’une demande de grâce, laquelle doit être formulée librement et dans le respect d’une décision judiciaire non contestée par l’intéressé.

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait déclaré en février dernier que Paris poursuivait sans relâche ses efforts pour obtenir la libération de Gliese.

Concernant l’affaire, Christophe Gliezes avait été arrêté le 28 mai 2024 et placé sous contrôle judiciaire. Il est poursuivi pour entrée sur le territoire avec un visa touristique sans autorisation journalistique, apologie du terrorisme, et possession de publications portant atteinte à l’intérêt national, après avoir préparé un article sur le club de la Jeunesse sportive de Kabylie à Tizi Ouzou.

Les autorités algériennes lui reprochent également d’avoir eu des contacts, en 2015 et 2017, avec un responsable du club de la JS Kabylie, également lié au mouvement « MAK », classé organisation terroriste par l’Algérie en 2021.

La cour d’appel de Tizi Ouzou a confirmé début décembre la peine prononcée en première instance, maintenant ainsi la condamnation à sept ans de prison.

Lors de l’audience, Gliezes (36 ans) a demandé la clémence de la justice, reconnaissant avoir commis « plusieurs erreurs professionnelles malgré de bonnes intentions », et sollicitant la « miséricorde » afin de pouvoir « rejoindre sa famille ».

Il a également admis qu’il aurait dû demander un visa de journaliste plutôt qu’un visa touristique pour entrer en Algérie afin de réaliser son reportage.

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