CAN : premier commentaire du roi du Maroc après les événements de la finale
Le roi du Maroc, Mohammed VI, a affirmé que les événements ayant marqué les dernières minutes de la finale de la Coupe d’Afrique des nations entre les sélections marocaine et sénégalaise « n’affecteront en rien la profondeur des relations fraternelles qui unissent les peuples africains », soulignant que le peuple marocain « ne se laissera pas entraîner par la rancœur et la division ».
Dans un communiqué publié par le Cabinet royal, Mohammed VI a expliqué que les « événements regrettables » ayant entaché la fin de cette grande fête du football continental restent circonstanciels, assurant qu’une fois l’intensité de l’émotion et des réactions retombée, « les liens de fraternité africaine finiront naturellement par prévaloir ».
La finale a été marquée par des faits controversés et sans précédent dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des nations, après une longue interruption de la rencontre et de vives protestations sur la pelouse, à la suite de l’attribution d’un penalty en faveur du Maroc à la 95ᵉ minute, quelques minutes seulement après l’annulation d’un but sénégalais.
La confusion arbitrale entourant certaines décisions a contribué à attiser la colère dans les tribunes, notamment parmi les supporters sénégalais, provoquant un climat de chaos et soulevant de sérieuses interrogations sur les conditions de gestion du match et l’influence de facteurs extra-sportifs sur son déroulement.
À la suite de cette agitation arbitrale, le sélectionneur sénégalais, Pape Thiaw, a ordonné à ses joueurs de quitter le terrain.
La rencontre a été interrompue pendant près de vingt minutes, avant que le capitaine sénégalais, Sadio Mané, n’intervienne pour convaincre ses coéquipiers de regagner la pelouse et de reprendre le match.
Après la reprise, la sélection marocaine s’est offert une occasion historique de décrocher son premier titre continental depuis plus de cinquante ans. Toutefois, Ibrahim Díaz a manqué le penalty en optant pour une frappe spectaculaire à la « Panenka », repoussée par le gardien Édouard Mendy.
Cet échec a ouvert la voie au Sénégal, qui a finalement scellé le sort de la finale durant les prolongations grâce à un but puissant signé Pape Guèye, offrant ainsi aux « Lions de la Teranga » leur deuxième sacre continental.