CAF : Motsepe sous pression, la menace d’un retrait de confiance se précise
La Confédération africaine de football traverse une période de fortes turbulences, marquée par d’intenses tractations et consultations ces derniers jours, visant à opérer des changements profonds dans la gestion du football continental, sous la direction de son président Patrice Motsepe. Cette situation intervient après les répercussions du dernier comité exécutif tenu à Dar es Salaam.
Les principales controverses portent sur le dysfonctionnement administratif et organisationnel au sein de la CAF, ainsi que sur les débats autour du poste de secrétaire général et de la commission d’arbitrage.
La récente décision de la commission d’appel concernant la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, qui a attribué le titre au Maroc après le sacre du Sénégal, a également provoqué une onde de choc à l’échelle continentale et internationale.
Selon la plateforme WinWin, un climat de mécontentement et de colère règne au sein du comité exécutif face à la gestion de Motsepe, notamment après une réunion avec les sponsors en présence du secrétaire général congolais Véron Mosengo-Omba. Ce dernier fait l’objet d’une opposition de la majorité des membres, qui estiment que son mandat est juridiquement expiré selon les règlements internes de la CAF.
Les mêmes sources évoquent des demandes d’explications concernant les retards importants dans les décisions de la commission d’appel, ainsi que le non-respect de certaines normes juridiques dans les sanctions disciplinaires, alors que d’autres dossiers sont traités de manière accélérée « selon l’influence et non l’ordre de priorité ».
Dans ce contexte, Patrice Motsepe a convoqué une réunion du comité exécutif le 28 mars au Le Caire afin de discuter des récentes évolutions et de trancher plusieurs dossiers en suspens depuis la réunion de Dar es Salaam.
Cependant, plusieurs membres ont déjà exprimé leur refus d’y participer, dans des proportions plus importantes que lors de la précédente réunion. Des fédérations comme celles du Cameroun, du Sénégal ainsi que d’autres pays d’Afrique de l’Ouest et du Nord dénoncent une « mascarade administrative » due à l’absence d’une stratégie claire de gestion.
Un membre du comité exécutif a confié à WinWin un profond sentiment de frustration face à la gestion actuelle, estimant que les décisions récentes ont été prises de manière improvisée, entraînant des réactions négatives à l’échelle internationale.
Il a ajouté que des contacts avec l’assemblée générale sont envisagés pour rétablir la situation, avec la possibilité, à terme, d’un retrait de confiance à l’encontre du président et du comité exécutif si cette instabilité persiste.