BMW prépare son retour en Algérie et étudie la création d'une usine

BMW prépare son retour en Algérie et étudie la création d’une usine

La marque allemande BMW se prépare à reprendre son activité commerciale en Algérie, après une période durant laquelle ses ventes avaient été interrompues sur le marché local. Une démarche qui pourrait aller au-delà d’un simple retour à la distribution de véhicules.

Selon un rapport publié par le site Africa Intelligence, BMW se prépare à revenir sur le marché algérien, tout en étudiant la possibilité d’implanter une nouvelle usine automobile dans le pays.

Cette démarche intervient dans un contexte marqué par les transformations qu’a connues le marché automobile algérien ces dernières années, après la révision par les autorités de la politique de l’industrie automobile et la réorganisation des activités d’importation de véhicules et de production locale.

Les ventes de véhicules neufs BMW avaient cessé en Algérie durant cette période. Les nouvelles données indiquent toutefois que le constructeur étudie la possibilité de reprendre sa présence commerciale sur le marché.

Sur le volet industriel, le projet en est encore au stade de l’étude. À ce jour, BMW n’a officiellement annoncé aucune décision définitive concernant la création d’une usine en Algérie.

Le constructeur n’a pas non plus dévoilé le site d’implantation potentiel, le montant de l’investissement, la capacité de production ou les modèles susceptibles d’être fabriqués localement. Aucun partenaire algérien n’a également été annoncé pour ce projet.

Ainsi, le retour commercial de BMW semble pour l’instant constituer une étape distincte du projet industriel, dans l’attente des conclusions de l’étude sur la fabrication locale et des décisions que le constructeur pourrait prendre ultérieurement.

Une présence déjà établie sur le marché algérien

Les ventes de BMW en Algérie avaient reculé de 16,3 % en 2022.

Cette baisse est intervenue dans une période marquée par un recul important des ventes automobiles en Algérie, avant que le marché ne commence à se redresser avec la reprise des importations et le retour progressif des marques étrangères.

Si BMW venait à passer de l’étude à l’investissement effectif, tout nouveau projet industriel serait soumis au cadre réglementaire en vigueur en Algérie, notamment aux exigences liées à la production et au taux d’intégration locale.

Une expérience industrielle déjà présente en Afrique

BMW ne partirait pas de zéro sur le continent africain. Le réseau du groupe comprend notamment un site de production exploité par un partenaire au Caire, en Égypte, selon les données officielles du constructeur. Le groupe dispose également d’une usine de production à Rosslyn, en Afrique du Sud, intégrée à son réseau industriel mondial.

À l’échelle mondiale, le groupe BMW a livré 2 463 715 véhicules à ses clients en 2025, soit une hausse de 0,5 % par rapport à l’année précédente. Les ventes de véhicules électrifiés ont atteint 642 087 unités, en progression de 8,3 %.

Les véhicules électrifiés, qui comprennent les voitures 100 % électriques et les hybrides rechargeables, ont représenté environ 26 % des ventes mondiales du groupe, tandis que les véhicules entièrement électriques ont compté pour environ 18 % du total.

Ces chiffres témoignent de la progression continue de la part des véhicules électrifiés dans les ventes du groupe, alors que BMW prévoit de lancer plus de 40 nouveaux modèles ou modèles renouvelés, dotés de différentes motorisations, d’ici 2027, selon les annonces du constructeur.

Pour l’heure, le dossier algérien se situe donc à deux niveaux distincts : un retour commercial attendu de la marque et un projet industriel qui demeure au stade de l’étude, dans l’attente d’une éventuelle annonce officielle de BMW ou des autorités algériennes.

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter hebdomadaire pour ne rien manquer ! Recevez les dernières mises à jour, offres exclusives et informations passionnantes directement dans votre boîte de réception. Inscrivez-vous maintenant!

Abonnez-vous