Automobile, agriculture, renouvelables : les nouveaux axes de la relation algéro-italienne
L’ambassadeur d’Algérie en Italie, Mohamed Khalifi, a souligné la nécessité de ne pas interpréter la coopération entre l’Algérie et l’Italie dans le secteur automobile — notamment le projet lancé avec le groupe Stellantis — comme une dynamique de concurrence ou une simple opération de transfert industriel, mais plutôt comme un partenariat fondé sur des bénéfices réciproques et une croissance partagée.
Dans des déclarations accordées à l’agence italienne Nova, le diplomate algérien a précisé que cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification de l’économie algérienne, visant à étendre la coopération avec l’Italie bien au-delà du pilier traditionnel que représente le secteur de l’énergie.
« Bien qu’elle demeure un axe essentiel, l’énergie n’est plus le seul fondement de la relation bilatérale », a-t-il affirmé.
L’Algérie, a-t-il expliqué, œuvre également au développement de partenariats structurants dans des secteurs tels que l’agriculture, l’éducation, l’industrie de transformation et l’industrie automobile, parallèlement aux hydrocarbures, tout en lançant des projets ambitieux dans le domaine des énergies renouvelables.
La priorité, selon lui, réside dans le renforcement des liens industriels et productifs.
L’ambassadeur estime par ailleurs que le marché algérien offre des opportunités concrètes et accessibles aux entreprises italiennes, dans un contexte marqué par une amélioration du climat des affaires et des indicateurs économiques.
Il a également indiqué que les entreprises italiennes bénéficient d’un intérêt particulier de la part des autorités algériennes, assorti de conditions préférentielles, les invitant à saisir ces opportunités.
Parmi les garanties et incitations proposées aux investisseurs industriels figurent la mise à disposition de terrains pour les projets de production, des facilités fiscales, des exonérations, des instruments de financement dédiés, ainsi que des atouts structurels tels que le faible coût de l’énergie, la disponibilité d’une main-d’œuvre compétitive, de vastes zones industrielles et une position géographique stratégique reliant naturellement l’Afrique, le monde arabe et l’Europe.