Après le drame d’El-Harrach, l’Algérie accélère le renouvellement de son parc de bus
Le Premier ministre par intérim, Sifi Ghrieb, a présidé mardi, au Palais du gouvernement, une réunion consacrée à l’examen et à la définition des dernières mesures pour lancer effectivement l’opération d’importation et de fabrication de 10 000 nouveaux bus destinés au transport de voyageurs.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des directives du président de la République, arrêtées lors de la réunion du 26 août 2025, selon un communiqué des services du Premier ministre.
L’objectif est de remplacer les anciens bus et de renforcer le parc de transport urbain et interurbain, afin d’améliorer les conditions de déplacement des citoyens.
Ont pris part à cette réunion des représentants des secteurs de la Défense nationale, de l’Industrie, des Transports, de l’Économie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises.
Les discussions ont porté sur les aspects liés à l’importation, à la production locale ainsi qu’aux mécanismes de commercialisation et de financement.
Le mardi 26 août, l’Algérie avait décidé d’importer 10 000 nouveaux bus de transport de voyageurs et d’élargir les mesures de responsabilisation des auteurs d’accidents de la route, à la suite de l’accident tragique d’un bus tombé dans l’oued El-Harrach il y a quelques jours, causant la mort de 18 personnes et blessant 24 autres.
Lors de cette réunion, présidée par le président Abdelmadjid Tebboune, la présidence avait qualifié l’accident de « tragédie révélant de nombreuses défaillances », précisant que le chef de l’État avait ordonné « l’importation immédiate de 10 000 nouveaux bus pour remplacer les anciens, sous la supervision du ministère de l’Industrie ».
Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un plan national visant à renouveler le parc de bus de transport de voyageurs. Les chiffres officiels estiment que l’Algérie dispose d’environ 84 000 bus, dont la plupart ont plus de 30 ans de service, se trouvant dans un état de vétusté avancé et augmentant ainsi les risques d’accidents.
Le ministre des Transports, Saïd Sayoud, avait déjà affirmé que la première phase du programme débuterait par l’importation d’un premier lot de bus neufs, en attendant les étapes suivantes qui porteront sur la fabrication locale.