Après avoir captivé l’attention mondiale, un ancien ministre révèle des tentatives d’entrave visant la Grande Mosquée d’Alger
La Grande Mosquée d’Alger a attiré l’attention du monde entier lors de la visite du pape du Vatican Léon XIV en Algérie, en tant que monument religieux et civilisationnel d’exception, incarnant la dimension spirituelle et architecturale du pays et reflétant sa présence dans l’espace du dialogue entre les cultures et les religions.
Une image largement diffusée à l’échelle mondiale sur les différentes plateformes de réseaux sociaux montre le doyen de la Grande Mosquée d’Alger, Mohamed El-Maamoun Al Kacimi Al Hassani, aux côtés du pape à l’intérieur de l’enceinte de la mosquée. Une scène qui a suscité une réaction mondiale en raison de sa forte symbolique appelant à la fraternité entre les religions et à l’acceptation de l’autre. Cela a contribué à mettre en valeur la mosquée et à promouvoir sa beauté architecturale ainsi que sa valeur civilisationnelle.
La mosquée s’impose malgré les oppositions
Parallèlement à l’émergence de la Grande Mosquée d’Alger, l’ancien ministre Amar Tou a révélé l’existence de plans et de manœuvres ayant cherché à en entraver la réalisation, affirmant que la construction de ce monument a fait face à une « forte résistance » reposant, selon lui, sur des arguments qu’il juge infondés.
Il a indiqué que ces obstacles étaient à la fois internes et externes.
Selon Amar Tou, certaines oppositions visaient à dissimuler le projet derrière les hauteurs du front de mer d’Alger afin de masquer la symbolique de référence islamique de l’Algérie aux visiteurs arrivant par voie maritime.
D’autres ont contesté le projet en invoquant la présence de grands réservoirs d’hydrocarbures, préparés depuis des décennies pour l’exportation, situés à proximité du site du projet, pourtant hautement symbolique sur les plans religieux et historique.
D’autres encore, toujours selon Amar Tou, ont tenté d’écarter le projet de son emplacement en affirmant qu’il gênait le trafic aérien, en raison de sa proximité avec la trajectoire d’atterrissage de l’aéroport Houari-Boumediene.
Il a ajouté : « D’autres opposants au projet sont allés jusqu’à remettre en cause l’idée même de la mosquée, en prétextant la priorité donnée au financement d’infrastructures de services, en déniant totalement la nécessité d’un équilibre social, matériel, spirituel et civilisationnel. »
Amar Tou a affirmé que le président de la République Abdelmadjid Tebboune, alors qu’il était ministre de l’Habitat, a toujours tenu à la réalisation de la mosquée malgré les obstacles.
La troisième plus grande mosquée au monde
Le projet de la Grande Mosquée d’Alger est situé sur l’axe central du port d’Alger, dans la capitale, et donne sur la mer Méditerranée.
Il s’étend sur une superficie totale de 278000 m², avec une surface construite de 400 000 m².
Elle est considérée comme la troisième plus grande mosquée au monde (après la Mosquée sacrée de La Mecque et la Mosquée du Prophète à Médine).
La mosquée comprend 12 structures, dont le minaret, la salle de prière, le centre culturel et la bibliothèque. Le minaret atteint une hauteur totale de 265 mètres, ce qui en fait le plus haut édifice isolé d’Afrique et le plus haut minaret du monde.