Allocation touristique : la Banque d’Algérie dément une nouvelle instruction
La Banque d’Algérie a mis en garde les internautes contre un faux document circulant sur les réseaux sociaux sous le titre « Instruction n° 08-2026 », daté du 12 août 2026, affirmant que ce document n’a aucun lien avec l’institution.
La Banque d’Algérie a précisé qu’aucune modification n’avait été apportée à l’Instruction n° 07-2026 du 13 juillet 2026, relative à l’octroi du droit de change aux citoyens voyageant à l’étranger au moyen d’une carte de paiement internationale ou d’une carte de paiement internationale dédiée au droit de change.
Cette mise au point vise à mettre fin aux informations faisant état de nouvelles instructions qui pourraient être liées aux procédures ou aux conditions d’accès au droit de change destiné aux voyageurs.
Mise en garde contre les documents falsifiés
La cellule de communication de la Banque d’Algérie a appelé les citoyens et les internautes à faire preuve de vigilance et à ne pas se fier aux documents ou informations diffusés par des pages non officielles. Elle a insisté sur la nécessité de consulter les canaux officiels et vérifiés de la banque pour obtenir des informations fiables.
Elle a également rappelé que les communiqués et documents officiels sont publiés sur les pages officielles de la Banque d’Algérie sur les réseaux sociaux, ainsi que sur son site internet officiel.
Les détails du droit de change
L’Instruction n° 07-2026, entrée en vigueur le 19 juillet 2026, prévoit l’octroi d’un droit de change annuel aux citoyens résidents souhaitant voyager à l’étranger, à hauteur de 750 euros pour les adultes âgés de 19 ans et plus, et de 300 euros pour les mineurs âgés de 12 à moins de 19 ans, dans la limite de deux enfants par famille.
L’accès à ce droit est soumis à la condition d’un séjour à l’étranger d’une durée minimale de sept jours. Il est accordé une seule fois par année civile et ne peut être reporté ou cumulé avec les années suivantes.
Le droit de change est obtenu au moyen d’une carte de paiement internationale délivrée par les banques intermédiaires agréées. Le bénéficiaire doit disposer d’un compte en devises à son nom ainsi que d’un compte en dinars algériens destiné au paiement de la contre-valeur du montant accordé.
Le bénéficiaire doit également régler la contre-valeur en dinars, ainsi que les commissions applicables, au plus tard sept jours ouvrables avant la date du voyage.
Selon les cas, le dossier doit comprendre un passeport en cours de validité, un titre de transport aller-retour ou le document requis pour un voyage terrestre, ainsi que le visa lorsque celui-ci est nécessaire et un justificatif de revenus.
L’instruction impose aux banques de vérifier que le demandeur n’a pas déjà bénéficié du droit de change durant la même année et qu’il remplit toutes les conditions requises avant d’effectuer l’opération.
Pour les bénéficiaires ayant obtenu le droit de change au cours de l’année précédente, la banque doit également vérifier que le voyage a bien été effectué et que le séjour à l’étranger a duré au moins sept jours, sur la base des cachets apposés par la police aux frontières.
En cas d’annulation du voyage ou si la durée effective du séjour à l’étranger est inférieure à sept jours, le bénéficiaire doit restituer l’intégralité du montant du droit de change à la banque dans un délai de cinq jours ouvrables à compter de la date de retour, en présentant son passeport et les documents nécessaires.
La banque procède ensuite à l’enregistrement de l’opération de restitution et à sa déclaration via la plateforme électronique dédiée de la Banque d’Algérie.
Des sanctions pour les contrevenants
L’instruction prévoit des sanctions en cas de violation des dispositions relatives au droit de change, notamment lorsque le montant est utilisé à une autre fin que celle prévue ou transféré à une personne autre que le bénéficiaire effectif.
Le non-remboursement du montant du droit de change dans les cas où cela est requis peut également entraîner une interdiction de bénéficier de ce droit pendant cinq ans, sans préjudice des poursuites judiciaires prévues par la législation en vigueur.
Cette mise en garde de la Banque d’Algérie intervient quelques jours après le démenti du ministère des Finances, le 5 août dernier, concernant un autre document diffusé sur les réseaux sociaux et qui lui avait été attribué. Celui-ci prétendait qu’une révision des nouvelles procédures relatives à l’allocation touristique et aux transferts en devises était envisagée, avec un retour à l’ancien système.
Le ministère des Finances avait alors confirmé que le document était falsifié et n’émanait d’aucun de ses services, appelant les citoyens et les médias à s’appuyer exclusivement sur les canaux officiels pour obtenir des informations.
Face à la multiplication des documents attribués à des institutions officielles, les autorités insistent ainsi sur la nécessité de vérifier la source de toute instruction ou communiqué avant sa diffusion ou son utilisation, afin d’éviter la propagation d’informations trompeuses concernant les procédures financières et réglementaires.