Algérie–Mauritanie : des échanges de plus de 500 millions de dollars et une forte croissance en perspective
L’Algérie et la Mauritanie ont renforcé ces dernières années leur niveau de coopération bilatérale dans tous les domaines, ce qui génère des résultats positifs pour les deux parties.
Le président du Conseil d’affaires algéro-mauritanien, Youssef El Ghazi, a indiqué que le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et la Mauritanie a atteint environ 500 millions de dollars, enregistrant une hausse notable, alors qu’il ne dépassait pas auparavant 50 millions de dollars.
Il estime toutefois que ce chiffre reste encore loin du potentiel réel des relations économiques entre les deux pays.
Dans des déclarations à la radio algérienne, en marge de l’ouverture de la 8ᵉ édition du Salon des produits algériens à Nouakchott, El Ghazi a expliqué que les perspectives de coopération sont appelées à connaître une forte croissance, pouvant atteindre jusqu’à dix fois le niveau actuel, notamment avec la mise en service complète du projet de route terrestre Tindouf–Zouerate, ce qui devrait transformer les échanges commerciaux entre les deux parties.
Il a considéré que ce salon, organisé par le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, dépasse son aspect promotionnel pour devenir un véritable outil économique de soutien au partenariat algéro-mauritanien, traduisant sur le terrain la volonté politique, dans le cadre de relations historiques entre les deux pays.
Il a ajouté que la participation d’environ 350 entreprises algériennes à cette édition reflète une évolution claire de l’orientation de l’économie algérienne vers le marché mauritanien, considéré comme une porte d’entrée vers les marchés africains et une opportunité de renforcer les exportations hors hydrocarbures.
Enfin, il a souligné que cette dynamique économique traduit une orientation stratégique vers l’intégration régionale au sein du continent africain, notamment à la lumière de l’engagement de l’Algérie dans la Zone de libre-échange continentale africaine, ouvrant ainsi la voie à de plus larges opportunités d’investissement et d’expansion commerciale.