Algérie exclut le blé français et conclut un achat important à l’international
Des négociants européens ont indiqué que l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a acheté du blé meunier dans le cadre d’un appel d’offres international clôturé mardi, à un prix compris entre 259 et 260 dollars la tonne, coût et fret inclus , avec l’exclusion une nouvelle fois du blé français.
Selon des informations rapportées par Reuters, les rumeurs évoquant un prix de 257 dollars la tonne n’ont pas été confirmées, tandis que les volumes achetés restent à ce stade des estimations préliminaires.
Les opérateurs estiment que l’Algérie aurait acquis plusieurs centaines de milliers de tonnes, avec une reprise attendue des négociations mercredi après leur suspension à l’heure de l’iftar durant le mois de Ramadan.
L’Algérie s’approvisionne auprès d’origines optionnelles, mais les traders ont de nouveau exclu le blé français, anticipant qu’une part importante proviendrait de la région de la mer Noire.
Cette opération intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre Alger et Paris, qui ont entraîné un quasi-arrêt des ventes de blé français vers l’Algérie depuis la mi-2024.
L’appel d’offres prévoit des expéditions en trois périodes : du 16 au 30 avril, du 1er au 15 mai et du 16 au 31 mai, avec un délai supplémentaire d’un mois avant expédition pour les cargaisons en provenance d’Amérique du Sud ou d’Australie.
Ces données reflètent les estimations des opérateurs, des chiffres définitifs concernant les prix et les quantités pouvant être publiés ultérieurement.
À noter que l’Algérie avait déjà acquis, lors d’un appel d’offres en janvier, environ 600 000 tonnes à un prix proche de 254 dollars la tonne, coût et fret inclus.
Par ailleurs, un précédent rapport du United States Department of Agriculture prévoit une amélioration de la production de blé en Algérie pour la campagne 2025–2026.
Selon le rapport du ministère américain de l’Agriculture, le rendement moyen devrait atteindre 17,8 quintaux par hectare, soit une hausse de 1,1 quintal par rapport à la saison précédente.
La production totale est ainsi attendue à 3,2 millions de tonnes, en progression de 200 000 tonnes par rapport à la campagne 2024–2025, et de 500 000 tonnes comparativement à celle de 2023–2024.