Algérie–Belgique : un accord inédit pour encadrer la migration irrégulière
La visite du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf en Belgique a abouti à la signature de deux accords, dont l’un a été qualifié d’« historique » par le gouvernement belge.
Deux accords ont été signés : le premier porte sur la réadmission des migrants en situation irrégulière, et le second concerne l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service.
La ministre belge de l’Asile et de la Migration, Annelien Van Bossuyt, a affirmé que l’accord de réadmission des migrants irréguliers est un « accord historique », attendu depuis des années, qui contribuera à réduire les demandes d’asile et à augmenter les retours effectifs.
Dans des déclarations aux médias, la ministre a souligné que cet accord permettra de renforcer la lutte contre l’immigration clandestine, d’alléger la pression sur les prisons belges et de rendre la société belge plus sûre.
Elle a également insisté sur le fait que le retour effectif des personnes n’ayant pas le droit de séjour en Belgique est essentiel pour garantir une politique migratoire crédible et cohérente.
Selon le cabinet de la ministre Annelien Van Bossuyt, 2 251 personnes se déclarant de nationalité algérienne ont reçu l’an dernier un ordre de quitter le territoire belge, mais seules 85 ont effectivement quitté le pays.
Par ailleurs, 780 personnes se déclarant algériennes sont actuellement détenues dans différentes prisons belges, dont 700 sans titre de séjour légal, selon la même source.
Alors que l’accord doit encore être soumis au Parlement belge, des sources belges ont révélé ses principales dispositions, notamment :
– Une identification plus rapide des personnes concernées (environ 15 jours)
– Un document de voyage (laissez-passer) valable 30 jours pour les opérations de retour
– La possibilité de regrouper plusieurs personnes dans un même vol, avec des vols directs ou indirects
– Le recours à des accompagnateurs algériens en cas de retour forcé
La ministre a également réaffirmé la possibilité de transférer plusieurs personnes lors d’un même vol, en recourant à des liaisons directes ou indirectes, ainsi que la possibilité de faire appel à des accompagnateurs algériens dans les cas de retour forcé.