Accord migratoire de 1968 : première réaction officielle d’Alger après le vote du Parlement français
Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a commenté le vote du Parlement français en faveur d’une résolution appelant à l’annulation de l’accord migratoire signé avec l’Algérie en 1968.
Dans une interview accordée à la chaîne « Algeria International », Attaf a déclaré que la première chose qui lui est venue à l’esprit après ce vote est que « la course à la surenchère continue ».
Le ministre a déploré qu’un grand pays comme la France fasse de l’histoire de l’Algérie indépendante un sujet de compétition électorale anticipée.
Le chef de la diplomatie algérienne a précisé que cette question relève des affaires internes françaises, opposant le gouvernement au Parlement, et ne concerne pas l’Algérie pour le moment, sauf si elle se transformait ultérieurement en position officielle du gouvernement français.
Il a ajouté : « Le gouvernement français ne nous a rien communiqué à ce sujet, c’est pourquoi nous ne réagirons pas pour l’instant, en attendant l’évolution de la situation. »
Quelle est la position du gouvernement français ?
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a déclaré, à la suite du vote de l’Assemblée nationale, que les relations entre l’Algérie et la France doivent repartir sur de nouvelles bases, fondées sur les intérêts communs des deux pays.
Lecornu a précisé qu’il faudra renégocier l’accord franco-algérien de 1968.
Bien que cette résolution marque un tournant majeur dans la scène politique française, révélant un changement des rapports de force au sein du Parlement et reflétant la tension persistante entre Alger et Paris, elle n’a pas de caractère contraignant pour le gouvernement français.