À la demande du président allemand.. Boualem Sansal bénéficie d’une grâce présidentielle
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a décidé de libérer l’écrivain Boualem Sansal, détenu depuis novembre 2024.
Selon un communiqué de la présidence de la République, cette décision a été prise en application de l’article 91, paragraphe 8, de la Constitution algérienne, et après consultation juridique, en réponse à la demande formulée par le président allemand.
Le communiqué ajoute que l’État allemand prendra en charge le transfert de l’écrivain vers l’Allemagne ainsi que les soins médicaux nécessaires.
Il y a deux jours, le président allemand avait adressé une invitation à son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, afin d’accorder la grâce à Boualem Sansal.
Steinmeier a souligné que le transfert de Sansal en Allemagne pour y recevoir des soins médicaux constitue un geste humanitaire à portée politique durable. Il a exprimé l’espoir que cette initiative reflète les liens personnels forts qui l’unissent au président Tebboune, ainsi que les bonnes relations bilatérales entre l’Algérie et l’Allemagne.
Il convient de rappeler que Boualem Sansal n’avait pas bénéficié de la grâce présidentielle accordée par le président Tebboune à l’occasion de la fête de l’indépendance.
Dans le même contexte, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait annoncé plus tôt que Paris menait un dialogue avec Alger en vue de la libération de l’écrivain Boualem Sansal.
Barrot a affirmé, dans une déclaration à la radio France Info, que ce dialogue est nécessaire pour protéger les intérêts de la France et qu’il doit aboutir à des résultats concrets, notamment la libération de Sansal et de Christophe Gliz.
Âgé de 80 ans, Boualem Sansal était incarcéré après avoir été accusé d’« atteinte à l’unité nationale ».
Il avait été condamné à cinq ans de prison en mars 2025, une peine confirmée par la cour d’appel d’Alger le 1er juillet 2025.
Par le passé, la France avait tenté de faire pression sur l’Union européenne et le Parlement européen pour intervenir dans l’affaire Sansal, mais ces tentatives ont échoué.